comment aider un dyspraxique : dyspraxie constructive

Tout savoir sur la dyspraxie

Qu’est-ce que la dyspraxie ?

La dyspraxie est un trouble qui touche environ 5% des enfants. Elle est aussi connue sous le nom trouble de la coordination motrice d’origine développementale ou encore trouble de l’acquisition des coordinations. C’est un trouble qui provoque un dysfonctionnement de la motricité fine, de la motricité globale et de l’équilibre du corps. Ces trois dysfonctionnements ne sont pas forcément touchés dans tous les cas de dyspraxie.

Ce trouble ne résulte pas d’un manque d’entrainement ou de motivation. C’est un trouble déficitaire de l’attention qui rend impossible pour l’enfant d’automatiser les enchaînements moteurs qui, pour toute autre personne, se font naturellement afin d’atteindre un objectif.

Tous les enfants étant dyspraxiques n’en sont pas forcément handicapés dans leur vie quotidienne. On estime que sur les 5% d’enfants touchés, 2 à 3% ressentent de réelles difficultés dans leur vie quotidienne.

Comment reconnaitre les symptômes de la dyspraxie ?

La dyspraxie gestuelle ou idéatoire

Cette dyspraxie touche tout ce qui concerne la réalisation des gestes. Cela peut être l’imitation des gestes comme le font souvent les jeunes enfants, les gestes utilitaires (c’est à dire qui ont un but bien précis) mais aussi les gestes qui demandent plus de motricité fine comme l’habillage ou la prise d’un repas. Elle peut aussi toucher les enchaînements, par exemple les mouvements de la machoire ainsi que la mastication et l’ouverture de la bouche lorsque l’enfant veut manger.

La dyspraxie constructive

Ce trouble praxique se reconnait pas une difficulté ou incapacité à construire ou reconstituer un ensemble cohérent. Cela peut-être un puzzle, une construction en bois, le tracé des lettres ou encore la schématisation d’une forme.

De cette dyspraxie découle deux cas de figure. Soit il s’agit de dyspraxie constructive visuo-spatiale qui signifie qu’il y a une incapacité à coordonner les stratégies du regard et l’analyse visuo-spatiale ; soit il s’agit d’une dyspraxie constructive non visuo-spatiale qui signifie que l’analyse regard ne dysfonctionne pas.

Connait-on les causes de la dyspraxie ?

Dans certains cas, on peut parler de dyspraxie lésionnelle. Cela peut être le cas lorsque l’enfant est né prématurément, avec un faible IMC, s’il a subi un traumatisme cranien, un accident vasculaire cérébral ou est porteur d’une tumeur.

Pourtant, certains enfants n’ont pas ce type d’antécédent. Le cerveau de ces enfants ne s’est pas développé normalement au niveau des fonctions praxiques alors que toutes les autres fonctions cérébrales fonctionnent parfaitement. Il s’agit de la dyspraxie développementale.

Comment est diagnostiquée la dyspraxie ?

Comment repérer un enfant dyspraxique ?

Ce sont souvent les enseignants qui remarquent les premiers les difficultés de l’enfant en maternelle. La plupart du temps les enfants dyspraxiques sont très intelligents et vifs. Et pourtant, on repère les premiers éléments dyspraxiques dès la maternelle à travers des exercices de graphisme. Le niveau de l’enfant est très souvent largement en dessous du niveau attendu et malgré le fait de refaire plusieurs fois la même activité, l’enfant ne parvient pas à progresser.

Au cycle élementaire, les enseignants continuent de remarquer un certain retard chez l’enfant dyspraxique. Le formation des lettres, surtout attachées est difficile, tout comme le déchiffrage des syllabes et des mots.

Dans la vie quotidienne, les enfants dyspraxiques sont souvent lents pour réaliser les actes de la vie quotidienne car cela leur demande beaucoup d’efforts. De ce fait, ils ressentent une forte fatigabilité qui augmente au fil de la journée. Ce sont également des enfants qui vont être qualifiés de maladroits avec les objets.

Comment diagnostiquer une dyspraxie ?

Les premiers éléments entrant en compte dans le diagnostic sont les remarques et observations de la famille et du corps enseingnant.

On demandera à l’enfant de faire tout un tas de bilans para-médicaux : orthophonie, ergothérapie, psychomotricité ou encore orthoptie. Ces bilans serviront à évaluer les difficultés de l’enfant dans les actes de gestuels et visuo-spatiales.

Il sera également demandé de procéder à une psychométrie détaillée en utilisant les échelles de Wechsler qui s’adaptent en fonction de l’âge de l’enfant. Ce bilan permet de repérer les difficultés et les points forts de l’enfant en utilisant différentes échelles verbales et non verbales. Ce type de test est réalisé par un neuropsychologue.

comment diagnostiquer une dyspraxie : dyspraxie gestuelle

Quel peut-être l’impact sur la vie ?

Une fois les bilans effectués et le diagnostic posé, vous pourrez vous affairer à mettre en place des choses pour aider votre enfant. Il est souvent nécessaire de réaliser un projet personnalisé de scolarisation (PPS) si le niveau de scolaire de votre enfant est très en dessous de la moyenne. Ce sont les parents qui doivent en faire la demande auprès de la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées).

Ce projet personnalisé permet d’établir les besoins concrets de votre enfant et d’adapter son environnement à ses besoins. Cela peut passer par une aide humaine (AESH) qui l’accompagnera pendant l’école afin de l’aider au quotidien. Cela peut également être une adaptation des enseignements comme privilégier l’oral ou adapter les contrôles. Enfin, il peut s’agir d’aides techniques ou de matériel spécialiser comme un ordinateur disposant de logiciels adaptés.

Dans le cas où la dyspraxie est sévère et que le maintien à l’école est impossible malgré ces aménagements, il est possible de s’orienter vers un parcours ULIS (Unités Localisées pour l’Inclusion Scolaire). Votre enfant intégrerai donc une classe spécialisée qui permet d’instruire des enfants ayant des troubles importants, qu’ils soient psychiques ou moteurs.

Comment aider un enfant dyspraxique ?

Sachez tout d’abord qu’il n’existe pas de traitement médicamenteux pour ce type de trouble. En revanche, la mise en place des différentes adaptations à la maison ou à l’école l’aideront chaque jour un peu plus.

La première des choses à faire est d’accompagner son enfant dans les différents bilans à réaliser. Veillez à bien lui expliquer ce qu’il se passe et pourquoi il doit faire tout ça. Expliquez-lui les choses qui pourraient évoluer positivement dans sa vie. Utilisez des mots simples. Faites preuve de parentalité positive.

Enfin, vous pouvez solliciter une prise en charge psychologique si votre enfant en ressent le besoin. Cela peut être le cas si l’enfant ressent de l’anxiété ou un fort sentiment d’échec. Cette prise en charge aidera votre enfant à déculpabiliser, à comprendre qu’il n’est pas responsable de cela et à prendre confiance en lui et ses capacités.

Si vous souhaitez vous renseigner davantage sur le sujet, nous pouvons vous conseiller ces ouvrages spécifiques en lien avec la dyspraxie :

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *